La rentrée littéraire est une fois de plus l'occasion de constater à quel point la nouvelle est ignorée dans ce pays. On répète comme un mantra que le public n'aime pas la nouvelle. Mais le public n'y est pour rien ; il lit ce qu'on lui dit de lire. Ce sont les professionnels qui ont intérêt à balayer la nouvelle sous le tapis. Il est en effet plus facile de lire en diagonale un roman qu'un recueil de nouvelles ; plus facile de le résumer, plus facile de le vendre. Je tiens cette explication d'un éditeur qui a longtemps publié des recueils de nouvelles avant d'y renoncer. Il ne faut pas pour autant se décourager. En dépit des apparences, mes nouvelles restent bonnes.

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